Conseil ANAIS – Climatisation écologique des logements

Faut-il climatiser son logement ?

Climatiser mon logementCertains auront eu à lutter contre la chaleur dans leur logement cet été. Le réchauffement climatique est sans doute en cause, mais n’explique pas tout. Quelles sont donc les causes de cette chaleur suffocante ? Faut-il envisager de climatiser son logement ?

A l’heure du développement durable et responsable, n’y a-t-il pas d’autres solutions que d’installer un équipement consommateur d’énergie rempli de gaz polluant ? Quelles sont les autres solutions ?

Pourquoi fait-il trop chaud dans mon logement ?

Les raisons qui expliquent la surchauffe en été sont presque les même que celles qui justifient la surconsommation d’énergie l’hiver.

1) L’isolation insuffisante des rampants

Pour commencer, il y a les défauts d’isolation. La majorité des maisons que nous visitons lors de nos audits de performance énergétique, ont leurs rampants très mal isolés. Les expertises par thermographie sont sans appel : au-delà d’une trentaine d’années, les isolants en laine de verre se tassent et/ou partent en poussière. De même dans les vieux immeubles, les plafonds sont souvent rapidement isolés, mais les rampants sont oubliés. Or, un rampant non isolé et exposé au soleil peut voir l’ensemble de sa surface atteindre une température supérieure à 35°C. La température dans les chambres peut vite être insupportable car il est démontré qu’il est difficile de s’endormir au-delà d’une température de 23°C…

Notre premier conseil est donc de réaliser une thermographie des rampants, un jour de beau temps de préférence. Cette expertise thermographique permettra de repérer, de localiser les défauts d’isolation. Et donc de trouver des solutions d’amélioration.

2) Un défaut d’isolation généralisé

En certains cas, il peut s’avérer judicieux d’envisager une rénovation complète du logement. Tout particulièrement si votre Région propose des aides financières comme le fait la Normandie. Une rénovation complète est toujours plus efficace si elle est précédée d’un audit avec une étude thermique ThCEex. Cette méthode de calcul est la seule qui soit validée par l’Etat pour modéliser le niveau de performance BBC-Rénovation (Bâtiment Basse-Consommation).

Notre conseil sans doute le plus judicieux est de commander un audit de performance énergétique complet et indépendant.

3) Des changements de vitrages inadaptés

Vitrages et volets face au soleilAu cours du temps, les successions de rénovateurs improvisés ont agrandi les menuiseries exposées au soleil. Si cela réduit la consommation d’énergie l’hiver, cela rend le logement inconfortable l’été. Le défaut des vieilles menuiseries (ou des récentes à pas cher !), c’est que les vitrages ne sont pas traités pour lutter contre le rayonnement du soleil. Ce traitement, une pulvérisation de métal qui crée un effet miroir imperceptible, est appelé VIR (Vitrage à Isolation Renforcée). Lorsque les menuiseries sont en bon état, il n’est pas forcément nécessaire de les changer complètement pour obtenir un bon résultat. Techniquement et économiquement, il peut être plus avantageux de changer uniquement le vitrage.

Pour savoir ce que valent vos menuiseries, nous sommes équipés d’outils permettant de détecter la présence ou non d’un traitement VIR.

Evidemment, la présence de volets, isolés, automatiques, modifie considérablement le comportement du logement face au rayonnement solaire !

4) Un défaut de ventilation

Pour réduire la température dans un logement, il est conseillé par l’ADEME de pratiquer une sur-ventilation la nuit, mais de fermer complètement le logement dès que la température extérieure dépasse celle intérieure. Or, non seulement les logements ne sont pas équipés de ventilation ayant cette fonction, mais beaucoup ne sont même pas ventilés correctement. Ce défaut de ventilation explique à lui seul une grande partie de l’inconfort d’été.

La ventilation devrait être contrôlée au moins tous les 10 ans. Avec un débitmètre, l’expert vérifiera que les extractions sont suffisantes, que le moteur est en bon état de fonctionnement, que l’extraction se fait correctement en toiture… Il pourra aussi vous conseiller d’autres formes de ventilation plus performantes.

5) Une trop forte exposition au soleil

Nos expertises thermographiques en témoignent : les murs aux couleurs sombres emmagasinent beaucoup plus d’énergie que les murs clairs. Comme la mode actuelle est à l’agrandissement des baies orientées au soleil et que les terrains neufs ne sont pas arborés, les maisons modernes peuvent rapidement devenir des serres insupportables l’été.

Lors de l’étude thermique, il convient de demander au thermicien de prendre en compte la présence ou non de masques. Les masques seront idéalement composés d’arbres caduques qui laisseront l’énergie solaire réchauffer le logement l’hiver, mais le protégeront l’été.

6) Une absence de masques naturels

Une étude parisienne de août 2011 a montré qu’entre le parvis de la gare de l’Est et le parc des Buttes-Chaumont (2,5 km), la température d’été variait de 4°C (passant de 26 à 22°C). La démonstration est donc faite qu’un peu de verdure peu suffire à rafraîchir l’air estival. Voilà donc pourquoi il peut s’avérer judicieux d’envisager des terrasses et des murs végétalisés.

Nous recommandons la plus grande prudence lors de la mise en oeuvre de terrasses et de murs végétalisés. La structure doit être adaptées et l’exercice ne supporte pas le bricolage…

Le cabinet d’expertises ANAIS et son bureau d’étude GTHERMIK sont à votre disposition pour mener une réflexion à vos côtés et vous aider à obtenir les meilleurs résultats. Appelez-nous au 0980085008.

image_pdf